Aujourd’hui, j’ai une collègue qui se plaint de problèmes de «mise en page» dans Microsoft Word. Comme je suis sur Mac, je ne peux que compatir, sans lui suggérer d’essayer avec Pages (livré avec chaque Mac), mais en lui rappelant que la mise en page et Word, ça fait deux et que c’est une sinistre bouse dans ce domaine (et pour le reste aussi).

Je me dis qu’elle pourrait peut-être utiliser Publisher (qui est aussi une bouse, mais tout de même mieux adaptée à de la «mise en page»). Sauf qu’aujourd’hui même, dans un courriel qui annonce la fin de Skype, Microsoft explique aussi arrêter les frais avec Publisher, conseillant d’utiliser Microsoft Word, PowerPoint ou Designer dans le cadre d’Office 365 (sur abonnement évidemment.)

Je pourrais bien sûr me moquer de tout ce qui précède, vu que cela ne me touche guère. J’utilise Word contraint et forcé sur le PC du boulot, pour le reste, je le fuis comme la peste.

Par contre, l’abandon de Skype après des années de merdification par Microsoft m’émeut un peu plus. Voilà une quinzaine d’années, où une vingtaine même, Skype était un petit bijou de logiciel, qui permettrait des appels internationaux pour pas cher entre utilisateurs de Skype, mais aussi avec des usagers de ligne fixe. J’avais ainsi un numéro «standard» en Suède, sur lequel mes amis suédois pouvaient passer des appels au tarif local, Skype me relayant cet appel sur mon compte. Dans les années 2007-2008, un petit enregistreur d’Ecamm, Call Recorder for Skype, me permettait d’enregistrer des interviews et de publier le MP3 ainsi récupéré avec mes articles sur le site internet du Nouvelliste. Lorsque j’appelais avec Skype, je pouvais indiquer mon numéro de portable comme numéro appelant. Les gens pouvaient ainsi me rappeler facilement si besoin. C’était simple, facile, efficace. Jusqu’à ce que ce soit racheté par Microsoft.
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Tout ceci coûtait parfois un peu d’argent et j’avais acheté des crédits Skype, dont il restait une quarantaine de francs suisses. Ces dernières années, il fallait régulièrement passer un appel pour conserver ces crédits, ce que j’ai toujours fait. Aujourd’hui, cet argent s’est envolé. Merci Microsoft, vous deviez vraiment en avoir besoin.

J’en veux à cette boîte, qui au début des années 2000 avait aussi racheté un remarquable catalogueur d’image, iView Media Pro. Microsoft l’a acquis pour bien le merdifier et le revendre à Phase One, qui n’en a pas fait grand-chose non plus (pour migrer vos catalogues, une solution ici).

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Merci encore pour tout Microsoft.
Mais la leçon a été apprise. Et comprise. Fuyons!