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Pluie, PubliBike et tourner à droite cyclable

Journée bien remplie aujourd’hui, mais fort pluvieuse, ce qui m’a fait renoncer au vélo «exclusif» pour me rendre à Sierre pour un rendez-vous professionnel. J’ai donc pris le Car Postal, puis le train, avant d’enfourcher un PubliBike entre la gare de Sierre et l’hôpital.

Précaution sympathique de PubliBike, de petites coiffes avaient été posées sur les selles de ces vélos en libre-service pour les protéger de la pluie. Sympa mais peu efficace, ces coiffes n’étant pas vraiment étanches, l’effet était nul. Pas grave, mais pas vraiment à la hauteur de la promesse «Made for swiss weather», ou alors uniquement pour le Valais où, comme chacun le sait, il fait toujours beau.



Les protections perfectibles de PubliBike 😉

Pour le reste, j’ai pu constater que le déverrouillage d’un vélo est vraiment rapide et simple avec l’application iOS et que les vélos sont toujours efficaces (c’était un modèle avec assistance électrique, pratique pour aller à l’hôpital, un peu en hauteur) et solides.

De retour à Sion, j’ai pu enfourcher un autre Publibike pour une brève course en ville et découvrir non sans plaisir les premiers carrefours munis d’un signe «tourner à droite» cyclable. Tellement premiers et nouveaux que je me suis fait houspiller dès le premier feu rouge «coulé» tout à fait légalement. Je n’ai pas vraiment été surpris, si ce n’est que la remarque venait d’un… cycliste. L’information diffusée ces derniers temps par la Ville de Sion n’a, semble-t-il, pas atteint tout le monde.



Le carrefour de la gare avec un feu muni du nouveau signal et du panneau explicatif temporaire. Lorsque la bus de ligne respectera aussi le sas vélo, ce sera encore mieux.



Le carrefour de la clarté avec ce feu qui se prête très bien au tourner à droite cyclable.



Un gros vélo stationné à la gare de Sion.

Giec: «Face à l’urgence climatique, transformons nos comportements et nos sociétés.»

Les pistes d’action du rapport du Giec expliquées par Patrick Devine-Wright, auteur principal de ce chapitre et spécialiste en sciences sociales de l’environnement, à Heidi.news:

> «Il est important de se rappeler que notre quotidien est façonné par un type d’environnement bâti, d’infrastructures et de modes de transport. On peut améliorer ce contexte structurel en s’intéressant notamment à l’urbanisme, soit à la manière dont nous concevons nos villes, nos espaces de vie, de travail et la mobilité. **Il paraît par exemple essentiel de réduire la distance entre le domicile et le travail, de favoriser les espaces verts ou encore d’améliorer la sécurité de la mobilité douce avec des pistes cyclables.**»

Et encore

> «Le rapport accentue que des changements de comportements individuels seront nécessaires, mais à eux seuls insuffisants s’ils ne s’intègrent pas dans **des transformations structurelles et socio-culturelles** plus générales **qui facilitent et incitent les citoyens à changer**.»

### Sur le terrain, en Valais, les autorités:

– “Non, vous comprenez, on ne peut pas faire une rue cyclable ici, car elle couperait la route qui donne accès au village.” (Rive droite du canal, à Fully)
– “Oui, on sait que ce giratoire ne sera pas adapté aux cyclistes, mais comme la procédure a été longue, on ne va rien changer et le réaliser comme prévu.” (Nouveau rond-point de Pont-de-la-Morge; réponse identique pour la route cantonale Fully-Martigny).

Article original: [Giec: «Face à l’urgence climatique, transformons nos comportements et nos sociétés» – Heidi.news](https://www.heidi.news/sciences-climat/giec-face-a-l-urgence-climatique-nous-devons-transformer-nos-comportements-et-nos-societes)

Cyclistes, certains politiciens ne veulent pas votre sécurité

Lundi soir, je me suis fait doubler par une camionnette à l’entrée du giratoire “Ardon-Chamoson”, sur la route cantonale. J’ai beau être assez à l’aise dans la circulation, j’ai vraiment eu peur et j’ose affirmer avoir été en danger de graves blessures, voire pire.

“Quel abruti”, me suis-je dit. Avant de me souvenir, à tête reposée, qu’il ne faisait rien d’interdit. Lors du récent débat au Conseil national au sujet de l’interdiction de doubler les cyclistes dans un rond-point et celle de doubler les cyclistes à moins de 1,5 m de distance, la majorité des conseillers nationaux valaisans a même estimé que cela était très bien ainsi et qu’il ne fallait rien changer. “Simply put”, comme on dirait en anglais deux (Emmanuel Amoos et Christophe Clivaz) sur sept seulement sont favorables à la sécurité des cyclistes, usagers vulnérables sur la route.

Aux cinq autres je ne dis pas merci et me permets de mettre en doute la qualité de leur travail sur la question. Surtout pour les chantres de la “sécurité” (on se demande laquelle). Sans surprise, les mêmes sont favorables à la circulation des scooters et motos sur les trottoirs (le texte dit certes “peuvent être parqués sur le trottoir”, mais si vous pensez qu’ils vont y aller en poussant leur engin moteur éteint, vous êtes vraiment un peu naïf).

Le vélo 🚴🏼 qui remplit Le Nouvelliste. Les rageux vont rager, mais ne boudons pas notre plaisir. La musique en fond, c’est Steve Lukather, le guitariste de Toto si vous cherchez 😉

https://video.ploud.fr/videos/embed/51ca1e44-5d62-451f-8119-721cf05afa12

Et ça s’appellerait “Ride to survive”?

«The ASO and Netflix are teaming up for an eight-episode documentary series showcasing the 2022 Tour de France. Following the success of the Netflix series Drive to Survive, the cycling docuseries will shadow eight teams throughout the three-week Grand Tour.»

ASO et Netflix s’associent pour une série documentaire de huit épisodes mettant en scène le Tour de France 2022. Après le succès de la série Netflix Drive to Survive (consacrée à la fin ndlr), la série documentaire sur le cyclisme suivra huit équipes tout au long des trois semaines du Tour.

Article original: Eight-episode Netflix docuseries to film at 2022 Tour de France – CyclingTips

Vélos sur le trottoir? Non merci!

L’un des principaux griefs des autres usagers de la voirie envers les cyclistes, c’est qu’ils circuleraient sur les trottoirs.

D’ailleurs, ce matin, à la rue des casernes, à Sion, je me suis fait engueuler par un automobiliste (avec remorque) **parce que je roulais sur le trottoir**. C’est vrai.

Le seul petit problème, c’est que lui **stationnait** sur ledit trottoir, par ailleurs orné d’un magnifique pictogramme “vélo” et peint en rouge pour bien faire comprendre aux personnes à vélo qu’elles doivent circuler là (sur le trottoir, vous suivez?) et pas sur la route où elle embêtent les automobilistes. Bref, il était **garé** sur le trottoir doublé d’une piste cyclable et me pourrissait parce que j’avais osé lui faire remarquer qu’il m’empêchait de passer.

C’est malheureusement un peu plus subtil que cela, puis qu’il s’agit bien d’une piste cyclable sur trottoir. Mais, loin d’être obligatoire, car le trottoir est indiqué comme “autorisé aux vélos” en son début (par ailleurs casse-gueule en raison de la semble-t-il inévitable bordure en béton, mais c’est un autre problème).

Et, voyez-vous, **ces trottoirs “autorisés aux vélos” sont vraiment une plaie**.

Pour les piétons d’abord et pour les cyclistes ensuite:

– Pour les piétons car ils doivent subir la présence des cyclistes chassés de la chaussée.

– Pour les cyclistes, qui ne sont jamais au bon endroit: roulez sur la chaussée, on vous criera d’aller sur “la piste cyclable”, le trottoir donc; roulez sur le trottoir (non obligatoire), on vous dira d’aller sur la chaussée. C’est d’ailleurs bien ce que me disait ce charmant conducteur.

Plus généralement, **cette solution “mixte” n’est qu’une solution de facilité des autorités** qui n’osent pas prendre un peu de place aux automobilistes et demandent aux piétons et cyclistes de se débrouiller entre eux. Pas cool et générateur de conflits. Et si en plus les automobilistes veulent s’y mettre aussi, on ne va vraiment pas s’en sortir.

Ci-gît un trottoir

Et bientôt un cycliste…

Ce «trottoir» peint sur la chaussée n’était déjà pas respecté quand il était bien visible, alors dans ces conditions c’est peine perdue. Et comme les automobilistes le font, je me permets aussi de rouler sur le trottoir. Ce qui, à cet endroit, n’est pas sans danger non plus, vu que certains dépassent allègrement les 60 km/h autorisés.