Le seul moment où les CFF pensent aux personnes à vélo, c’est lorsqu’il faut leur interdire le passage sous-voie (ici à Saxon). Sinon, pour le stationnement, pas merci pour l’accueil. Six arceaux seulement et les gens se débrouillent…



Notes d'une vie de cycliste, avec et sans vélo.
Le seul moment où les CFF pensent aux personnes à vélo, c’est lorsqu’il faut leur interdire le passage sous-voie (ici à Saxon). Sinon, pour le stationnement, pas merci pour l’accueil. Six arceaux seulement et les gens se débrouillent…



À partir du 13 décembre 2026, les fatbikes, les vélos à plus de deux roues, les gyropodes, les hoverboards et une partie des trottinettes seront interdits à bord des TGV Inoui et des Intercités. Les trottinettes électriques qui se plient restent acceptées, mais à certaines conditions.
Franchement, le seul moyen d’être tranquille avec un vélo dans un TGV, c’est de rouler et de voyager en Brompton (ou un autre pliable).
Le voyage a commencé lundi matin à 6h avec Car Postal. Atteindre la Laponie en transports publics, on l’a déjà fait en 2023 et déjà pour aller marcher sur le Kungsleden (short.faiss.com/kungsleden17 et short.faiss.com/kungsleden23)
Journée en train pour traverser l’Allemagne, puis train de nuit depuis Hambourg.
Endormi en Allemagne, réveillé en Suède et en chemin donc pour la Laponie suédoise. Vue depuis le train 1h avant Stockholm.

Ce soir, nouveau train de nuit et arrivée prévue à Saltoluokta à la mi-journée mercredi pour le début de la marche jeudi.
Reçu mon exemplaire du livre Le tournant vélo. J’avais déjà la version originale en allemand, Velowende, mais une motivation chancelante pour le lire dans la langue de Goethe.
Merci donc à celles et ceux qui ont permis la traduction.

Cette fois, je vais le lire, promis 😉
Rares sont les villes qui ne prétendent pas soutenir le vélo, mais les actes peinent souvent à suivre les paroles. Au lieu de viser une ville cyclable avec une part modale du vélo ambitieuse, la planification et la politique continuent, au quotidien, de donner la priorité à la voiture. Les arguments pour expliquer pourquoi «on ne peut pas faire autrement » sont vite trouvés: «chez nous, c’est trop vallonné», «les rues ne sont pas assez larges» ou encore «les prévisions tablent sur toujours plus de trafic automobile».
Pourtant, le vėlo est une part essentielle de la solution aux problèmes de mobilité. Un véritable “tournant vélo” suppose de changer nos habitudes, de porter un regard différent sur la ville et les rues, de questionner le système automobile et d’envisager les différentes manières de promouvoir le vélo. Devenir une ville cyclable, c’est avant tout accueillir celles et ceux qui se déplacent à vélo ou souhaitent le faire. Cela demande des gestes forts, mais aussi une attention aux détails. Et surtout un engagement à tous les niveaux – politiques, administration, associations et habitant·e·s -, car une ville cyclable, c’est avant tout une question de volonté.
Pour une raison que l’enquête devra déterminer, le conducteur du poids lourd, un ressortissant italien âgé de 44 ans, domicilié en Italie, est entré en collision avec un camion tampon de la Direction Générale de la Mobilité et des Routes (DGMR), inoccupé au moment des faits et positionné sur la voie de droite de la chaussée Rhône afin de sécuriser une fermeture de voie.
Sur la route, il y a donc des professionnels incapables de voir et d’éviter sans dommages un camion tampon.
Mais les cyclistes, n’oubliez pas votre gilet réfléchissant et le casque, hein.
Article original: Accident de la circulation sur l’A9 | État de Vaud

« Fous-le sur la bande cyclable, comme d’habitude, ça ne gène personne. »
Episode 4212…
Personne n’est à l’abri d’une erreur. C’est pourquoi il faut des infrastructures «pardonnantes» et séparées. Partout. Et surtout sur les routes à plus de 30 km/h. Parce que ce n’est malheureusement pas toujours un simple poteau qui est percuté.
La voiture de patrouille roulait à 40-45 km/h entre Raron et Viège lorsque le «micro-sommeil» a eu lieu. Après un réveil qu’on imagine brutal, le policier fautif a constaté qu’il n’avait rien, comme son collègue assis à ses côtés. La voiture était endommagée.
Article original: Valais: Un policier s’endort au volant et percute un poteau – lematin.ch
Tous les vélos cargos et “longtails” devraient être munis d’une plaque d’immatriculation, qu’ils soient électriques ou pas. Le Conseil des Etats a adopté mardi par 22 voix contre 15 une motion de Mauro Poggia (MCG/GE) en ce sens. «S’il salue le développement du transport à bicyclette, le Genevois estime qu’il doit aller de pair avec une responsabilisation accrue des usagers».
Nos parlementaires de droite sont en pleine forme ces jours. Les mêmes qui suppriment les trains de nuit veulent décourager les personnes à vélo. La responsabilisation de nos élus dans l’encouragement de transports vertueux, on en parle?
L’information est tombée ce mardi 9 décembre avec encore une décision à rebours du bon sens de la part d’une majorité d’élu·e·s qui préfèrent que la population continue à cramer du pétrole alors que la terre brûle, plutôt que de l’inciter à prendre le chemin d’une mobilité respectueuse de l’environnement et de la santé des gens.
Sur le site internet du Nouvelliste:
Après le Conseil des États, le National a dit non mardi à la ligne reliant la Suisse à Malmö en Suède. Il a, dans le cadre du budget 2026, coupé la manne de 10 millions de francs nécessaire à la mise en service du train de nuit prévue le printemps prochain. Le vote a été très serré: 99 voix contre 92 et deux abstentions.
Il est «inacceptable que le contribuable finance via ses impôts une ligne de loisir», a déclaré Yvan Pahud (UDC/VD). Alex Farinelli (PLR/TI) avait aussi déclaré lundi soir que le train de nuit n’était ni exigé par la loi ni une priorité.
Mais, bon sang, il ne s’agit pas de financer une ligne de loisir, mais bien d’inciter les gens à voyager en train plutôt qu’en avion. Nos politicien·ne·s à courte vue refusent donc de soutenir des gens qui font déjà le vertueux effort de voyager en train (plus cher, plus compliqué, plus long, mais beaucoup plus respectueux de l’environnement), mais préfèrent inciter les voyageurs à prendre l’avion.
Sinon, vous pouvez m’expliquer pourquoi un vol Genève – Barcelone ne paie pas pas de taxe sur le carburant, une TVA réduite et une taxe CO2 de 20 francs par tonne alors que les coûts des dégâts environnementaux et sociaux est estimé à au mois 465 francs par tonne par les services de la Confédération?
«Les trains de nuit peinent à être rentables et souffrent de problèmes internes aux CFF», écrit le Blick. « Malgré leurs atouts écologiques, ils restent désavantagés face à l’aviation en l’absence de conditions de concurrence équitables».
Thomas Sauter-Servaes estime que «la concurrence entre rail et aviation est faussée». Les compagnies aériennes ne couvrent qu’une petite partie de leurs coûts climatiques, ce qui revient à une subvention indirecte de l’Etat. Selon lui, si les transporteurs payaient le coût social réel du CO2 – 880 euros la tonne d’après l’Office fédéral allemand de l’environnement – les billets d’avion seraient nettement plus chers. Même avec le prix recommandé de 300 euros la tonne, le train de nuit deviendrait immédiatement plus avantageux.
Mais nos politicien·ne·s à courte vue préfèrent toujours privilégier l’avion que d’encourager les usagers à prendre le train. Cherchez l’erreur.
Article original: Suisse: Les trains de nuit ne sont pas suffisamment rentables – Blick