De l’art des dépassements

Une belle sortie entre Espagne et France aujourd’hui. Météo plutôt agréable et routes calmes. Tout de même une dizaine de dépassements allant de passable à très limite. Tous par des Français et un Britannique. Aucun Espagnol. Non qu’ils soient meilleurs à la base, mais ils ont, depuis plus de vingt ans, des lois qui obligent à un grand respect des personnes à vélo. Et aujourd’hui, ce sont les meilleurs. Voilà. C’est simple quand on veut.

La sortie sur Ride with GPS

“Service citoyen: un élan louable pour un résultat nuisible” Vraiment?

Marie-Bertrande Duay, présidente des Femmes UDC (extrême droite) romandes, dans Le Temps, au sujet du service citoyen:

Or, le service civil connaît un succès croissant au détriment de l’armée, car il est considéré comme moins exigeant, malgré sa durée plus longue. Ce changement de paradigme illustre une dérive de notre société, où il devient difficile de sortir de sa zone de confort et de se surpasser.

Traiter les personnes qui préfèrent le service civil, aujourd’hui d’une durée d’une fois et demie celui du service militaire, de fainéants (en substance, c’est ce qui est exprimé) est ridicule. Allez bosser dans un hôpital ou dans un EMS et on verra si cela est vraiment moins pénible que de courir pour attendre et attendre pour courir à l’armée.

Peut-être, surtout, que les civilistes trouvent davantage de sens à travailler dans l’aide et l’entraide plutôt que d’apprendre à dégommer d’autres personnes?

L’armée reste une école de vie ayant pour pilier l’engagement, le collectif et le dépassement de soi, notions indispensables pour chaque citoyen contribuant au développement de notre société.

Pour l’engagement et le collectif, le service civil convient très bien. Quant au dépassement de soi, est-il indispensable au développement de la société? Peut-être que le sport du soir ou du week-end peut suffire, non?

Enfin, l’ouverture du service citoyen aux étrangers aggraverait non seulement encore les coûts mais porterait aussi atteinte à l’indépendance de notre Confédération.

Venant de l’UDC, qui ne fait que de répéter que les étrangers vivent au crochet de la Suisse, leur reprocher un potentiel coup de main pour des tâches d’utilité publique est pour le moins surprenant. Ah, mais j’oubliais qu’un «étranger» qui balaie la route porte gravement atteinte à l’indépendance de la Confédération. 

Suis-je bête.

Certainement. C’est pourquoi j’évite de trop réfléchir et me contente, comme d’habitude, de voter à l’inverse de ce que préconise l’UDC.

La nuit, la pluie et les abrutis

Il fait nuit, il pleut, je me rends à la gare à vélo. Sur la route qui, un peu plus tôt, enjambe l’autoroute, je dois obliquer à gauche. Je regarde derrière moi, une auto au loin. Je fais signe du bras, me positionne au milieu de la chaussée, bras toujours tendu et m’apprête à tourner. Regarde encore derrière moi et je fais bien, car l’abruti en auto entreprend de me doubler. Fatigue. Vraiment marre de ces connards dans leur caisse en tôle.


Heureusement, sur le quai de gare, une rencontre sympa avec un ancien collègue de collège (cela fait donc 36 ans…) initiée par mon Brompton 😉


Comme j’évoque mon collège, parlons de celui qui se construit à Sion, nommé d’après l’écrivaine et aventurière valaisanne Ella Maillart.

La ville de Sion a mis à l’enquête le stationnement vélo. Pour 1350 élèves attendus et plus de 100 enseignants, les normes exigent 415 places vélo au minimum.

PRO VÉLO Valais à fait le calcul.

1350 élèves sont prévus, et les normes VSS (applicables dans ce cas) demandent 3-5 places pour 10 élèves, et 2 pour 10 enseignant-e-s. On a compté de manière très conservatrice, considérant qu’un certain nombre d’élèves habitent à côté ou viennent autrement qu’à vélo.

Nombre de places sur les plans mis à l’enquête publique: 48.

Sans commentaire.

Sinon, c’est l’automne et c’est beau.

Derborence en couleurs

L’automne est vraiment une belle saison pour rouler à vélo par chez nous. La forme de l’été qui est encore presque là, des températures agréables (un peu frais ce matin tout de même) et des couleurs à couper le souffle. Une route spectaculaire jusqu’à Derborence… bref, une belle sortie pour une belle journée!

Que de couleurs!
Un replat avant Derborence.
Les fameux tunnels où l’on est plus à l’aise à vélo qu’en auto.
Tunnels non éclairés, mais percés par endroits.

Zéro mort sur les routes depuis un an : les mesures fortes d’Helsinki qui pourraient inspirer toute l’Europe

«Les limitations de vitesse sont l’un des facteurs les plus importants dans les progrès d’Helsinki», confirme Roni Utriainen, ingénieur de la circulation à la Division de l’environnement urbain d’Helsinki.

Ensuite, le design des rues a été entièrement repensé : chaussées rétrécies, intersections plus sûres, passages piétons surélevés, éclairage amélioré et pistes cyclables séparées. Tout est conçu pour que la vitesse excessive devienne physiquement impossible et que les usagers vulnérables soient protégés.

Les recettes sont connues, les limitations de vitesse sauvent des vies et les infrastructures de qualité mettent les usager vulnérables à l’abri.

Tout le contraire de chez nous, où l’on voit tous les jours la démonstration de notre échec à faire respecter les plus vulnérables par les dominants motorisés (qui ne manquent pas de critiquer le «danger» causé par les vulnérables à pied ou à vélo): des «patrouilleurs scolaires» chargés de sécuriser les passage piétons sur le chemin de l’école.

Cela fait drôle de citer Le Figaro, mais l’article original est ici: Zéro mort sur les routes depuis un an : les mesures fortes d’Helsinki qui pourraient inspirer toute l’Europe

Tu sais que tu arrives dans une ville de bagnolards…

… quand tu es accueilli par ce genre de panneau où la localité s’enorgueillit d’offrir tout plein de places de stationnement gratuites. Sept-cent tout de même, soit cinq par commerce si mes calculs sont exacts.

La route à l'entrée de Belleville-en-Beaujolais. Des arbres entourent la chaussée à gauche et à droite à l'arrière-plan. Devant, à la hauteur d'un passage piéton dont il cache en partie l'accès, un panneau indique que la ville compte 700 place de parc gratuites et 140 commerces.

A dire vrai, c’est le seul endroit du voyage entre Dijon et Lyon où nous n’étions pas vraiment tranquilles sur nos bicyclettes. La départementale menant à Belleville était horrible, avec une limitation de vitesse à 90 km/h. Le lendemain, nous avons préféré emprunter le trottoir (oui, c’est mal, mais en Brompton nous n’avons pas fait peur aux piétons inexistants) sur le pont menant à la Voie bleue.

De Dijon à Lyon, trois jours, quatre photos

Voies vertes, de vignobles grands crus aux berges de la Saône, en passant par l’abbaye de Cluny. Et l’incroyable tunnel cyclable de la Croix-Rousse.

La route des grands crus de Bourgogne.
Cluny et son abbaye.
Mâcon et la Saône.
La sortie du tunnel de la Croix-Rousse à Lyon.

Touch ID, mieux que Face ID…

J’ai récupéré mon ancien iPhone 7 qui va me servir de GPS ces prochains jours lors d’une balade à vélo entre Dijon et Lyon. Je constate que Touch ID est tout de même beaucoup plus efficace que Face ID lorsqu’appareil est posé sur le guidon de vélo et n’a personne en face de lui pour activer Face ID. Un coup de pouce et il est déverrouillé 🙂