«Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas», a déclaré le président américain.
Je suis à la gare de Bâle, en train d’attendre un train, et c’est une sensation un peu étrange que ce long voyage jusqu’en Suède pour aller voir un ami qui n’est plus là, mais qui reste et restera toujours présent.
Notre dernière rencontre, c’était en 2022, lors d’un voyage à vélo vers le pays de ma mère. Même s’il était accablé de divers maux, Mats était bien, fidèle à lui-même, mon « grand frère » du Nord.
Mats aimait les gens, tout simplement. Il était la gentillesse et la générosité incarnées, intolérant à l’injustice, toujours prêt à aider son prochain, à lui cuisiner un bon repas, même sur le pouce (et Dieu sait s’il le faisait bien, ce cuisinier gastronomique, professeur de cuisine et auteur, entre autres, d’un livre consacré à la cuisine de sa région du sud de la Suède), ou à partager sa passion de la musique.
Toujours avec le sourire, un enthousiasme communicatif et une étincelle dans l’œil, riard comme l’enfant qui s’est tiré sans frais d’une petite bêtise.
Cela aussi, nous l’avons fait, des petites bêtises de gosses, qui tissent des liens entre gamins.
Arès le bon moment de notre dernière rencontre, je pensais que la vie nous laisserait le temps d’en faire encore quelques-unes ensemble.
Mats est parti, sans faire de bruit.
Il brillera encore dans le cœur de tou·te·s celles et ceux qu’il a illuminés de son vivant, ses amis, sa famille.
De lui, je garderai cette étincelle dans le regard, cette brillance qui s’est ajoutée à d’autres dans les cieux. Et je ferai encore de petites bêtises, comme les gamins que nous étions et en pensant à lui.
«Cette alternance de moments où on fait son effort, où on pédale dur, et de moments où on se laisse porter, où on se laisse glisser. N’est-ce pas la plus belle métaphore de la vie ? Il y a des moments où c’est dur, où on a le dos courbé et les muscles des cuisses qui brûlent, et puis il y a les moments de grâce, de glisse, de récompense. Peut-on éprouver cela dans le métro, dans le bus, dans sa caisse ? Je ne crois pas, et c’est pourquoi le vélo nous fait tant de bien : il nous rappelle que le plaisir se mérite et ce que c’est que la joie de glisser. Quoi de mieux que le vélo pour nous dire cette vie faite de hauts et de bas ?»
Selon mon apiculteur de père (je suis au début de ma formation), il est très rare de pouvoir ouvrir les ruches au début du mois de mars déjà. Là, cela fait quelques jours que le soleil brille en journée (les nuits restent très fraîches ) et que la chaleur est présente.
Les abeilles volent ainsi depuis le début de la semaine à l’arrière du jardin et profitent des abricotiers en fleurs de l’agriculteur (bio) voisin. Et elles ont de quoi faire 🙂
Une abeille de transport…La ruche devant le champ d’abricotiers bio.Une partie du champ d’abricotiers.Il n’y pas encore un bouchon à l’entrée, mais cela peut venir…Les fleurs sont nombreuses et les abricots le seront aussi si tout va bien.Les abeilles sont au travail et font leur part.
Spoiler, le vélo gagne haut la main, mais la trottinette ne démérite pas par rapport à d’autres modes de transport.
«Au regard de ces résultats, faut-il abandonner les trottinettes électriques ? Si leur empreinte carbone est deux à trois fois plus élevée que celle des VAE, selon les données d’Anne de Bortoli, ce chiffre est à mettre en comparaison avec d’autres modes de transport. Ainsi, pour une voiture individuelle thermique de 1,3 tonne, elle s’élève à 200g eCO2/km. Tout dépend donc de l’usage des utilisateur·ices. Par ailleurs, ces alternatives électrifiées peuvent se révéler plus accessibles à des personnes ayant des problèmes de santé ou des difficultés à se déplacer. Trottinettes électriques et VAE ont donc leur place dans les mobilités de demain, associés aux autres modes doux, marche et transports en commun en tête. Comme tout bien de consommation, il reste important de les faire durer au maximum, en privilégiant un entretien régulier.»
Le parcours est assez similaire toute l’année, mais les saisons, la météo et l’ambiance toujours différentes et chaque trajet unique. Ici, samedi dernier avec Caroline.
Sans surprise, l’UDC est contre le droit de vote des étrangers. À Vernier, ils sont accusés de «céder facilement leur bulletin de vote à des leaders». Un peu comme ce qui se passait en Valais avec des Suisses «bien de chez nous» en des temps pas si reculés. En cause? Ils «se sont vus octroyer un droit de vote au rabais, limité à la seule commune et sans droit d’éligibilité» et feraient donc peu de cas de l’importance du droit de vote (qui est de fait moins important que celui des Suisses, vous suivez?).
Yves Nidegger dans l’article de Blick «Fraude électorale à Vernier: les Albanais se sentent stigmatisés»
[…] le député UDC explique ces irrégularités par le peu d’importance qu’accordent les étrangers à leur droit de vote. «Il est compréhensible que ceux qui se sont vus octroyer un droit de vote au rabais, limité à la seule commune et sans droit d’éligibilité, en fassent peu de cas. De fait, les étrangers participent peu aux scrutins. Il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent être enclins à céder facilement leur bulletin de vote à des leaders en qui ils ont confiance qu’ils sauront en faire bon usage».
Mais, si je comprends bien, il suffirait donc de leur octroyer un vrai droit de vote et pas «au rabais». Problème résolu.
Dans le Haut-Valais, les « noirs », conservateurs, ont le problème inverse: il faut refuser le droit de vote aux Suisses… de l’étranger. Oui, ceux que ces conservateurs jugent presque aussi peu suisses que les binationaux (dont je fais partie, étant aussi Suédois). Le problème à résoudre ? Certaines élections ont des tours de scrutin trop rapprochés, empêchant les Suisses établis à l’étranger de recevoir leur matériel de vote à temps. Mais pour le chef de groupe, Aaron Pfammatter, cité dans Le Nouvelliste, le souci est ailleurs:
«C’est aux habitants d’un territoire d’élire les personnes qui prennent des décisions qui les concernent, pas à ceux qui ne sont pas directement touchés».
Du coup, on accorde le droit de vote aux étrangers? Vous savez, ces gens établis dans nos communes, parfois depuis des dizaines d’années, qui paient des impôts et participent à notre vie professionnelle, sociale et culturelle? Et assez directement touchés par des décisions sur lesquelles ils n’ont aucune prise.
Je ne sais pas, ce serait juste cohérent. Sauf, évidemment, avec un droit de vote «au rabais».
Il fait nuit, il pleut, je me rends à la gare à vélo. Sur la route qui, un peu plus tôt, enjambe l’autoroute, je dois obliquer à gauche. Je regarde derrière moi, une auto au loin. Je fais signe du bras, me positionne au milieu de la chaussée, bras toujours tendu et m’apprête à tourner. Regarde encore derrière moi et je fais bien, car l’abruti en auto entreprend de me doubler. Fatigue. Vraiment marre de ces connards dans leur caisse en tôle.
Heureusement, sur le quai de gare, une rencontre sympa avec un ancien collègue de collège (cela fait donc 36 ans…) initiée par mon Brompton 😉
Comme j’évoque mon collège, parlons de celui qui se construit à Sion, nommé d’après l’écrivaine et aventurière valaisanne Ella Maillart.
La ville de Sion a mis à l’enquête le stationnement vélo. Pour 1350 élèves attendus et plus de 100 enseignants, les normes exigent 415 places vélo au minimum.
PRO VÉLO Valais à fait le calcul.
1350 élèves sont prévus, et les normes VSS (applicables dans ce cas) demandent 3-5 places pour 10 élèves, et 2 pour 10 enseignant-e-s. On a compté de manière très conservatrice, considérant qu’un certain nombre d’élèves habitent à côté ou viennent autrement qu’à vélo.
Nombre de places sur les plans mis à l’enquête publique: 48.