Un policier s’endort au volant et percute un poteau

Personne n’est à l’abri d’une erreur. C’est pourquoi il faut des infrastructures «pardonnantes» et séparées. Partout. Et surtout sur les routes à plus de 30 km/h. Parce que ce n’est malheureusement pas toujours un simple poteau qui est percuté.

La voiture de patrouille roulait à 40-45 km/h entre Raron et Viège lorsque le «micro-sommeil» a eu lieu. Après un réveil qu’on imagine brutal, le policier fautif a constaté qu’il n’avait rien, comme son collègue assis à ses côtés. La voiture était endommagée.

Article original: Valais: Un policier s’endort au volant et percute un poteau – lematin.ch

Zéro mort sur les routes depuis un an : les mesures fortes d’Helsinki qui pourraient inspirer toute l’Europe

«Les limitations de vitesse sont l’un des facteurs les plus importants dans les progrès d’Helsinki», confirme Roni Utriainen, ingénieur de la circulation à la Division de l’environnement urbain d’Helsinki.

Ensuite, le design des rues a été entièrement repensé : chaussées rétrécies, intersections plus sûres, passages piétons surélevés, éclairage amélioré et pistes cyclables séparées. Tout est conçu pour que la vitesse excessive devienne physiquement impossible et que les usagers vulnérables soient protégés.

Les recettes sont connues, les limitations de vitesse sauvent des vies et les infrastructures de qualité mettent les usager vulnérables à l’abri.

Tout le contraire de chez nous, où l’on voit tous les jours la démonstration de notre échec à faire respecter les plus vulnérables par les dominants motorisés (qui ne manquent pas de critiquer le «danger» causé par les vulnérables à pied ou à vélo): des «patrouilleurs scolaires» chargés de sécuriser les passage piétons sur le chemin de l’école.

Cela fait drôle de citer Le Figaro, mais l’article original est ici: Zéro mort sur les routes depuis un an : les mesures fortes d’Helsinki qui pourraient inspirer toute l’Europe

Cyclistes, certains politiciens ne veulent pas votre sécurité

Lundi soir, je me suis fait doubler par une camionnette à l’entrée du giratoire “Ardon-Chamoson”, sur la route cantonale. J’ai beau être assez à l’aise dans la circulation, j’ai vraiment eu peur et j’ose affirmer avoir été en danger de graves blessures, voire pire.

“Quel abruti”, me suis-je dit. Avant de me souvenir, à tête reposée, qu’il ne faisait rien d’interdit. Lors du récent débat au Conseil national au sujet de l’interdiction de doubler les cyclistes dans un rond-point et celle de doubler les cyclistes à moins de 1,5 m de distance, la majorité des conseillers nationaux valaisans a même estimé que cela était très bien ainsi et qu’il ne fallait rien changer. “Simply put”, comme on dirait en anglais deux (Emmanuel Amoos et Christophe Clivaz) sur sept seulement sont favorables à la sécurité des cyclistes, usagers vulnérables sur la route.

Aux cinq autres je ne dis pas merci et me permets de mettre en doute la qualité de leur travail sur la question. Surtout pour les chantres de la “sécurité” (on se demande laquelle). Sans surprise, les mêmes sont favorables à la circulation des scooters et motos sur les trottoirs (le texte dit certes “peuvent être parqués sur le trottoir”, mais si vous pensez qu’ils vont y aller en poussant leur engin moteur éteint, vous êtes vraiment un peu naïf).