Didier Calame: taxer les vélos et refuser le soutien aux trains de nuit

Dans le long article sur la police valaisanne, qui prévoit une campagne de “prévention” cycliste à côté de la plaque, j’ai cité Didier Calame, qui souhaite taxer les vélos. Il m’a semblé reconnaître son nom dans un autre dossier visant à saper les efforts en vue d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement et du climat. C’était bien le cas, avec son argument choc pour refuser de soutenir les trains de nuit entre Bâle et Malmö:

«Ne pensez-vous pas que de mettre 10 millions de francs pour monter en Suède voir les belles blondes est beaucoup d’argent pour le contribuable?»

Céline Weber (PVL/VD) a eu beau lui rappeler que «ce n’est pas l’argent du contribuable, c’est l’argent qui est issu des recettes provenant de la mise aux enchères des droits d’émission pour aéronefs», le crédit a été refusé.

Didier Calame (sans m’attarder sur le caractère sexiste de sa déclaration) n’est pas à une erreur d’appréciation près et il se trouve que je vais me rendre en Suède ces prochains jours pour l’ensevelissement d’un ami d’enfance. Eût-ce pu être une raison valable de soutenir ce mode de transport?

J’irais certainement en train et j’aurais apprécié de pouvoir le faire plus simplement et pour un peu moins cher. Mais le soutien indéfectible d’une majorité de nos politiciens à l’avion fait que ce sera effectivement plus long, plus compliqué et plus cher en train. Là, ce n’est pas le train qui a déraillé, mais la politique.

Article original – lematin.ch: Le Parlement fait dérailler le train de nuit pour Malmö

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