Adieu mon ami

Mats sur le chemin de Beudon, en octobre 2007.

Je suis à la gare de Bâle, en train d’attendre un train, et c’est une sensation un peu étrange que ce long voyage jusqu’en Suède pour aller voir un ami qui n’est plus là, mais qui reste et restera toujours présent.

Notre dernière rencontre, c’était en 2022, lors d’un voyage à vélo vers le pays de ma mère. Même s’il était accablé de divers maux, Mats était bien, fidèle à lui-même, mon « grand frère » du Nord.

Mats aimait les gens, tout simplement. Il était la gentillesse et la générosité incarnées, intolérant à l’injustice, toujours prêt à aider son prochain, à lui cuisiner un bon repas, même sur le pouce (et Dieu sait s’il le faisait bien, ce cuisinier gastronomique, professeur de cuisine et auteur, entre autres, d’un livre consacré à la cuisine de sa région du sud de la Suède), ou à partager sa passion de la musique.

Toujours avec le sourire, un enthousiasme communicatif et une étincelle dans l’œil, riard comme l’enfant qui s’est tiré sans frais d’une petite bêtise. 

Cela aussi, nous l’avons fait, des petites bêtises de gosses, qui tissent des liens entre gamins. 

Arès le bon moment de notre dernière rencontre, je pensais que la vie nous laisserait le temps d’en faire encore quelques-unes ensemble. 

Mats est parti, sans faire de bruit. 

Il brillera encore dans le cœur de tou·te·s celles et ceux qu’il a illuminés de son vivant, ses amis, sa famille. 

De lui, je garderai cette étincelle dans le regard, cette brillance qui s’est ajoutée à d’autres dans les cieux. Et je ferai encore de petites bêtises, comme les gamins que nous étions et en pensant à lui.

À toi, Mats.

Adieu mon ami.

Didier Calame: taxer les vélos et refuser le soutien aux trains de nuit

Dans le long article sur la police valaisanne, qui prévoit une campagne de “prévention” cycliste à côté de la plaque, j’ai cité Didier Calame, qui souhaite taxer les vélos. Il m’a semblé reconnaître son nom dans un autre dossier visant à saper les efforts en vue d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement et du climat. C’était bien le cas, avec son argument choc pour refuser de soutenir les trains de nuit entre Bâle et Malmö:

«Ne pensez-vous pas que de mettre 10 millions de francs pour monter en Suède voir les belles blondes est beaucoup d’argent pour le contribuable?»

Céline Weber (PVL/VD) a eu beau lui rappeler que «ce n’est pas l’argent du contribuable, c’est l’argent qui est issu des recettes provenant de la mise aux enchères des droits d’émission pour aéronefs», le crédit a été refusé.

Didier Calame (sans m’attarder sur le caractère sexiste de sa déclaration) n’est pas à une erreur d’appréciation près et il se trouve que je vais me rendre en Suède ces prochains jours pour l’ensevelissement d’un ami d’enfance. Eût-ce pu être une raison valable de soutenir ce mode de transport?

J’irais certainement en train et j’aurais apprécié de pouvoir le faire plus simplement et pour un peu moins cher. Mais le soutien indéfectible d’une majorité de nos politiciens à l’avion fait que ce sera effectivement plus long, plus compliqué et plus cher en train. Là, ce n’est pas le train qui a déraillé, mais la politique.

Article original – lematin.ch: Le Parlement fait dérailler le train de nuit pour Malmö

Pisser dans un violon?

Ce n’est pas parce que que je n’ai rien à dire que je n’ai plus rien publié sur bikinvalais.ch depuis quelque temps. Ce serait même plutôt l’inverse et je ne sais pas par où commencer. Peut-être que je m’interroge aussi sur l’utilité de la chose, tant j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon. Un violoncelle même.

Un peu de ménage dans mes blogs

À force d’essayer différentes plateformes de blog (micro.blog, Bear Blog, voire public.me (publication par messages et que je garde pour l’instant), mes publications étaient quelque peu dispersées. J’ai fait un peu de ménage, viré les deux premiers, malgré leurs qualités indéniables, pour me concentrer sur bikinvalais.ch (vélo) et joakim.faiss.com (ici, perso), les deux sous WordPress autohébergé.

C’est trop d’honneur votre honneur et vive le monde du libre

C’est la quinzaine de gloriole personnelle… La semaine dernière, une de mes images qui illustre un article du Guardian. Aujourd’hui, une référence vers mon blog dans cet excellent billet «Pas de médaille pour les résistants» de Ploum, toujours aussi documenté et inspirant.

Ma résistance à moi va être de rouler à vélo.

Et tant pis si ça ne change rien. Et tant pis si ça nous fait paraître étrange aux yeux de certains. Et tant pis si ça a certains désavantages. Faire du vélo, c’est entrer en résistance ! (Ploum

Mais aussi de documenter mes sorties sur des plateformes et services libres comme Wanderer (qui n’est pas vraiment une plateforme, mais un élément de la fediverse), OpenStreetMap et Panoramax pour les images rendant visibles certains lieux d’une carte OSM grace à des applis comme cartes.app.

Tant pis pour les médailles, mais quand je vois tout ce que plein de gens plus calés que moi en informatique ont mis en place dans le monde du libre, ça vaut bien un petit effort.