ChatGPT nourri par l’IA d’Elon Musk

Sur le site du Temps:

TikTok sous l’influence de Donald Trump et ChatGPT nourri par l’IA d’Elon Musk, des signaux très inquiétants venant de la tech américaine

Un autre élément est à surveiller: ChatGPT commence à rédiger des réponses en se basant sur Grokipedia, l’encyclopédie créée par Elon Musk. Le Guardian vient de repérer cette nouveauté, ChatGPT citant Grokipedia comme source pour la situation en Iran, par exemple.

Sacré progrès… Quand ChatGPT n’hallucinera pas, il va raconter de la merde. Ou les deux à la fois.

Pisser dans un violon?

Ce n’est pas parce que que je n’ai rien à dire que je n’ai plus rien publié sur bikinvalais.ch depuis quelque temps. Ce serait même plutôt l’inverse et je ne sais pas par où commencer. Peut-être que je m’interroge aussi sur l’utilité de la chose, tant j’ai parfois l’impression de pisser dans un violon. Un violoncelle même.

Un policier s’endort au volant et percute un poteau

Personne n’est à l’abri d’une erreur. C’est pourquoi il faut des infrastructures «pardonnantes» et séparées. Partout. Et surtout sur les routes à plus de 30 km/h. Parce que ce n’est malheureusement pas toujours un simple poteau qui est percuté.

La voiture de patrouille roulait à 40-45 km/h entre Raron et Viège lorsque le «micro-sommeil» a eu lieu. Après un réveil qu’on imagine brutal, le policier fautif a constaté qu’il n’avait rien, comme son collègue assis à ses côtés. La voiture était endommagée.

Article original: Valais: Un policier s’endort au volant et percute un poteau – lematin.ch

Immatriculer les vélos cargos et longtails, la “nouvelle” idée de la droite

Tous les vélos cargos et “longtails” devraient être munis d’une plaque d’immatriculation, qu’ils soient électriques ou pas. Le Conseil des Etats a adopté mardi par 22 voix contre 15 une motion de Mauro Poggia (MCG/GE) en ce sens. «S’il salue le développement du transport à bicyclette, le Genevois estime qu’il doit aller de pair avec une responsabilisation accrue des usagers».

Nos parlementaires de droite sont en pleine forme ces jours. Les mêmes qui suppriment les trains de nuit veulent décourager les personnes à vélo. La responsabilisation de nos élus dans l’encouragement de transports vertueux, on en parle?

Le parlement refuse de financer le train de nuit et encourage à prendre l’avion

L’information est tombée ce mardi 9 décembre avec encore une décision à rebours du bon sens de la part d’une majorité d’élu·e·s qui préfèrent que la population continue à cramer du pétrole alors que la terre brûle, plutôt que de l’inciter à prendre le chemin d’une mobilité respectueuse de l’environnement et de la santé des gens.

Sur le site internet du Nouvelliste:

Après le Conseil des États, le National a dit non mardi à la ligne reliant la Suisse à Malmö en Suède. Il a, dans le cadre du budget 2026, coupé la manne de 10 millions de francs nécessaire à la mise en service du train de nuit prévue le printemps prochain. Le vote a été très serré: 99 voix contre 92 et deux abstentions.

Il est «inacceptable que le contribuable finance via ses impôts une ligne de loisir», a déclaré Yvan Pahud (UDC/VD). Alex Farinelli (PLR/TI) avait aussi déclaré lundi soir que le train de nuit n’était ni exigé par la loi ni une priorité.

Mais, bon sang, il ne s’agit pas de financer une ligne de loisir, mais bien d’inciter les gens à voyager en train plutôt qu’en avion. Nos politicien·ne·s à courte vue refusent donc de soutenir des gens qui font déjà le vertueux effort de voyager en train (plus cher, plus compliqué, plus long, mais beaucoup plus respectueux de l’environnement), mais préfèrent inciter les voyageurs à prendre l’avion.

Sinon, vous pouvez m’expliquer pourquoi un vol Genève – Barcelone ne paie pas pas de taxe sur le carburant, une TVA réduite et une taxe CO2 de 20 francs par tonne alors que les coûts des dégâts environnementaux et sociaux est estimé à au mois 465 francs par tonne par les services de la Confédération?

Les trains de nuit pourraient être plus avantageux que l’avion

 

«Les trains de nuit peinent à être rentables et souffrent de problèmes internes aux CFF», écrit le Blick. « Malgré leurs atouts écologiques, ils restent désavantagés face à l’aviation en l’absence de conditions de concurrence équitables».

Thomas Sauter-Servaes estime que «la concurrence entre rail et aviation est faussée». Les compagnies aériennes ne couvrent qu’une petite partie de leurs coûts climatiques, ce qui revient à une subvention indirecte de l’Etat. Selon lui, si les transporteurs payaient le coût social réel du CO2 – 880 euros la tonne d’après l’Office fédéral allemand de l’environnement – les billets d’avion seraient nettement plus chers. Même avec le prix recommandé de 300 euros la tonne, le train de nuit deviendrait immédiatement plus avantageux.

Mais nos politicien·ne·s à courte vue préfèrent toujours privilégier l’avion que d’encourager les usagers à prendre le train. Cherchez l’erreur.

Article original: Suisse: Les trains de nuit ne sont pas suffisamment rentables – Blick

Contre le droit de vote des étrangers… et des Suisses

Sans surprise, l’UDC est contre le droit de vote des étrangers. À Vernier, ils sont accusés de «céder facilement leur bulletin de vote à des leaders». Un peu comme ce qui se passait en Valais avec des Suisses «bien de chez nous» en des temps pas si reculés. En cause?  Ils «se sont vus octroyer un droit de vote au rabais, limité à la seule commune et sans droit d’éligibilité» et feraient donc peu de cas de l’importance du droit de vote (qui est de fait moins important que celui des Suisses, vous suivez?).

Yves Nidegger dans l’article de Blick «Fraude électorale à Vernier: les Albanais se sentent stigmatisés»

[…] le député UDC explique ces irrégularités par le peu d’importance qu’accordent les étrangers à leur droit de vote. «Il est compréhensible que ceux qui se sont vus octroyer un droit de vote au rabais, limité à la seule commune et sans droit d’éligibilité, en fassent peu de cas. De fait, les étrangers participent peu aux scrutins. Il n’est donc pas surprenant qu’ils puissent être enclins à céder facilement leur bulletin de vote à des leaders en qui ils ont confiance qu’ils sauront en faire bon usage».

Mais, si je comprends bien, il suffirait donc de leur octroyer un vrai droit de vote et pas «au rabais». Problème résolu.

Dans le Haut-Valais, les « noirs », conservateurs, ont le problème inverse: il faut refuser le droit de vote aux Suisses… de l’étranger. Oui, ceux que ces conservateurs jugent presque aussi peu suisses que les binationaux (dont je fais partie, étant aussi Suédois). Le problème à résoudre ? Certaines élections ont des tours de scrutin trop rapprochés, empêchant les Suisses établis à l’étranger de recevoir leur matériel de vote à temps. Mais pour le chef de groupe, Aaron Pfammatter, cité dans Le Nouvelliste, le souci est ailleurs:

«C’est aux habitants d’un territoire d’élire les personnes qui prennent des décisions qui les concernent, pas à ceux qui ne sont pas directement touchés».

Du coup, on accorde le droit de vote aux étrangers? Vous savez, ces gens établis dans nos communes, parfois depuis des dizaines d’années, qui paient des impôts et participent à notre vie professionnelle, sociale et culturelle? Et assez directement touchés par des décisions sur lesquelles ils n’ont aucune prise.

Je ne sais pas, ce serait juste cohérent. Sauf, évidemment, avec un droit de vote «au rabais».

Il faudrait juste savoir, à la fin.