Ti amo

Notes d'une vie de cycliste, avec et sans vélo.
Ti amo

Strava m’informe que j’ai perdu un KOM pour 14 secondes. En même temps, tu peux faire quoi face à un type qui roule à 104,9 km/h?

Nouvelle discipline olympique, à pied et à vélo: le parcours du combattant.
Jolie sortie dimanche dernier sur un parcours assez classique pour moi: Fully – Les Giettes – Champéry par la route des Rives. Cette dernière, une route forestière plus ou moins bien revêtue, est vraiment sympa, pas trop raide, et spectaculaire au pied des Dents-du-Midi.
Un bon souvenir qui a contrasté dès le retour au boulot avec le passage par la route de Chippis à Sion: un automobiliste qui tente de forcer le passage au premier rétrécissement “arrêt de bus” où la bande cyclable disparaît (spécialité valaisanne depuis quelques années sur les routes cantonales) et un autre qui veut me faire l’intérieur à l’entrée rond-point plus loin, coup de klaxon en prime, car j’ai osé lui indiquer de rester derrière moi.
Je dis souvent que le problème, ce ne sont pas les cyclistes, motocyclistes, piétons ou autres automobilistes, mais bien les gens. Et certaines d’entre elles font vraiment n’importe quoi.
Mais la routes des Rives, c’était bien 😉

Un chemin bien gravel depuis le resurfaçage…
J’ai hérité d’un nouveau vélo (ma vélociste d’épouse l’a racheté à un client) et l’ai utilisé pour mon trajet de vélotaf ces deux derniers jours. C’est un BMC Roadmachine 02 et dans son genre, c’est une bombe. Il a la particularité d’avoir été équipé d’un cintre plat par son ancien propriétaire, ce qui est très confortable. Il est aussi monté en Shimano 105, un groupe mécanique que j’avait sur mon premier vélo de route, à la fin des années 1990. Et ça fonctionne terriblement bien.
Le changement de vitesse est peut-être moins rapide qu’avec un DI2 électronique (mais je ne m’en aperçois pas). Mais je trouve surtout le fonctionnement plus “onctueux”, surtout lorsque l’on remonte sur les pignons. Alors oui, il faudra changer gaines et câbles de temps en temps, mais je n’ai personnellement pas besoin de pus que ça.
Cyclocross season is back
😉

Après l’expérience assez folle et incroyable des 24h Thömus avec ses 460km et quelque 5500m de dénivelé entre Berne et le lac de Garde, j’ai entamé lundi mon retour en Suisse. En cinq jours cette fois, et avec un peu plus de bagages.

L’étape de lundi entre Lazise et Bolzano, qui devait me permettre de “récupérer” s’est avérée plus difficile que prévu. Plus longue et avec davantage de dénivelé que ce que j’avais imaginé, mais c’est surtout la chaleur étouffante avec 34 degrés à l’ombre… sans ombre. La longue piste cyclable qui remonte la vallée de l’Adige est toutefois assez remarquable, même si parfois un peu tortueuse et demandeuse en “relances”.

Heureusement, le vent était favorable, sinon j’aurais vraiment fini sur les rotules.


Aujourd’hui, si tout va bien je dormirai dans le val Müstair après avoir franchi le col du Stelvio. Le fameux.
Moi au conducteur du gros SUV noir qui me rattrape sur les berges du Rhône:
A la vitesse où je suis reparti, peut-être qu’il préférera le bouchon la prochaine fois.
Mais surtout ne pas oublier que le danger ce sont les cyclistes sans gilet jaune. Ou sans casque. Ou avec des écouteurs.
Ce soir je vais voir le concert de Peter Gabriel à Zurich. Ayant pris congé demain, j’en profiterai pour rentrer à vélo par Andermatt et le col de la Furka. Certainement en deux étapes (280 km et 3400 m de dénivelé au total). Ce sera l’occasion de mettre à l’épreuve le système de porte bagages de Tailfin. C’est vraiment bien pensé et réalisé. Je ne me fais pas de souci 😉



